il retrouve ses parents, qu'il n'a pas vu pendant trois longues années. Ses potes aussi, ceux de son quartier, Yopougon Sicogi, avec qui il organise, le plus souvent possible, des parties de foot sur un parking improvisé en terrain de jeu. Trois années s'écoulent, jusqu'en 1989, où une grave crise économique secoue le pays. Ses parents, victimes de la conjoncture, perdent leur emploi, et décident, pour le bien de leur fils, de le renvoyer en France, continuer son apprentissage de la vie, au côté de son oncle. Un oncle qui, après un passage à Besançon, retrouve Dunkerque, Didier fait donc son retour dans le Nord. C'est là que le Franco-ivoirien va s'inscrire dans son premier club de football. Il y occupe le poste d'arrière droit. Ce qui a le don d'énerver son oncle « Mais que fais-tu derrière ? Va devant ! Dans le foot, on ne regarde que les attaquants. » lui lance–t-il. Le jeune Didier s'exécute, il passe avant-centre.