Drogba arrive à Marseille à l'été 2003. Il y découvre un environnement totalement différent de tout ce qu'il a pu connaître par le passé. Dans la cité phocéenne, le Franco-ivoirien découvre une ville qui ne parle que de football, qui ne respire que pour l'OM. Cette année-là, Marseille, toujours à la recherche de ses glorieuses années, est ambitieux. Et la participation du club pour la prestigieuse Ligue des Champions fait déjà saliver toute une ville. L'environnement est, d'emblée, idéal pour que Didier réussisse dans ce qui reste, tout de même, l'un des plus grands clubs d'Europe. La saison olympienne va, toutefois, être plus difficile que prévue. Faites de hauts mais aussi de bas, le club ne parvient pas à trouver la régularité propre aux meilleures équipes. Alain Perrin, qui avait fait venir Didier de Guingamp, paie au prix fort ces contre-performances. Il est limogé, au profit de José Anigo. Didier en fait fi. Il va, lui, réussir une saison pleine. Le numéro 11 de l'OM enchaîne performance sur performance, claque buts sur buts, au point qu'après à peine un tiers de la saison, on parle déjà de la « Drogba-dépendance ».